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Visites de fermes

La ferme Plagne, installée à Sauvain, a renoncé au label « fourme de Montbrison » en mai
 

Publié le 28/09/2017 dans le Pays
 

Non conforme au cahier des charges de la zone AOP (appellation d’origine protégée), la fourme fermière de Marie-Agnès Plagne a perdu son titre de noblesse, mais pas sa clientèle.
 

Une pluie fine ravine les sentes des Champas. La ferme, massive, fait rempart à l'orage. Une belle et forte odeur de frometon émane de la cave où s'épanouissent, en abondance, les "filles" de Marie-Agnès Plagne. Cinquante, peut-être cent fourmes à la croûte blanche et fleurie. Des fromages privés depuis quelques mois de l'appellation « fourme de Montbrison » d'origine protégée (AOP), la production n'étant pas conforme au cahier des charges prescrivant une peau de pêche, fine et orangée. Renonçant aux standards, la Sauvagnarde a préféré se retirer. Une décision libératrice, de son aveu, au terme de quatre années noires marquées, entre autres, par la mise en liquidation de Forez fourme en 2012 (la ferme qui revendait le surplus de son lait à Jean-Pierre Durris en a subi le contrecoup financier).


Comme ces grands cuisiniers qui renoncent à leur étoile
Après un burn out professionnel en 2016 et une prise de recul forcée, Marie-Agnès Plagne a retrouvé, non sans difficultés, la passion de ses débuts. Un sourire contrit illumine ses traits alors qu'elle balaye deux miettes oubliées sur la toile cirée. « Je n'ai plus de contraintes, plus de pression. Je me fais plaisir tout le temps », confie-t-elle, avant de risquer une comparaison avec les grands chefs étoilés sortis, à leur demande, du Guide Michelin.
En quelques mois, la ferme a opéré un retour drastique aux fondamentaux : elle ne livre plus les grandes surfaces, travaille en vente directe, à Sauvain, se déplace sur le marché de Montbrison et cultive ses bonnes relations avec un grossiste parisien. Étrangement, elle n'a rien perdu au change. Car sa fourme, bien que singulière, séduit la clientèle. Marie-Agnès Plagne a reçu en août la visite de Jean Dagonet, de la fromagerie Beaufils. L'affineur est resté huit jours aux Champas, à traire les vaches, séparer le grain, tourner les cylindres… « Il a vécu à mon rythme ». Convaincu, le professionnel reviendra, a-t-il promis, faire « des réserves » pour un projet de boutique à Lyon. Une sollicitation parmi d'autres propres à redonner confiance. La recette de Marie-Agnès Plagne, transmise sur huit générations, n'a-t-elle pas fait ses preuves ?

Une recette transmise sur huit générations
Le travail, aux Champas, emprunte aux méthodes ancestrales. « On commence à la traite du soir, détaille la Sauvagnarde. Le lait, conservé dans un tank entre 8 et 10°C, subit une première maturation pendant la nuit. Il doit avoir, au matin, comme un goût de yaourt. Puis on ajoute la traite chaude du jour et on chauffe le tout à 32°. » Pressuré, tranché, brassé, soutiré, coiffé, le caillé est émietté, roulé, tourné… Des gestes hérités des beaux-parents, même si les aïeuls, installés aux Champas depuis deux siècles, n'ont jamais tiré aucun revenu de leur production fromagère. « À l'époque, toutes les fermes faisaient leur fourme, glisse Marie-Agnès. La grand-mère de mon mari montait encore en jasserie à Colleigne, où la famille possédait 70 hectares de pâturages. » Un patrimoine vendu durant la Seconde Guerre mondiale que le couple n'a jamais pu racheter.
Arrivés en 1996 à Sauvain, René et sa femme ont pourtant largement contribué à l'essor de l'exploitation. Ensemble, ils ont acquis des terrains à Goutte Claire pour abriter leurs bêtes : 45 vaches laitières, un taureau, 25 génisses mais aussi 150 chèvres laitières, 45 chevrettes et dix boucs. « Toutes à cornes », précise Marie-Agnès qui préserve ainsi ses « mamans » de tout stress nuisible à la qualité du lait.
S'il a renoncé au bio (« quel intérêt puisque l'ensilage y est toléré, de même que les antibiotiques ? »), le couple apporte un soin tout particulier au bien-être du troupeau stationné à 1.100 mètres d'altitude (une rareté en France). « Nous n'utilisons aucun produit. Uniquement de la fraisille de bois pour faire tomber la souillure des mamelles et quelques huiles essentielles à base de citron en été. Dans de telles conditions, c'est un plaisir de travailler la matière. »
Une philosophie que Marie-Agnès Plagne entend désormais valoriser. En a-t-elle pour autant fini avec l'AOP ? Pas tout à fait puisque le syndicat lui a proposé les conseils d'un technicien en laiterie pour lui permettre de « rentrer dans les clous ». À l'écoute, la Sauvagnarde, détentrice du mérite agricole, a entrepris de commercialiser deux fourmes : la sienne, l'ancestrale, celle des "Champas" et celle du "pays de Montbrison", bientôt digne espère-t-elle de l'AOP. Les consommateurs, eux, se feront leur propre idée.

Laetitia Cohendet

 

Visite de la ferme d'Arfeuilles


Le 7 octobre 2017, nous avons rejoint Yannick Etienne et Angèle Devidal, à Chaussan dans les Monts du Lyonnais pour visiter leur exploitation.

Ils cultivent en agriculture biologique essentiellement des fruits rouges (framboises, fraises, groseilles, cerises), mais aussi du raisin, des prunes quetsch, mirabelles et reines-claudes. Ils élèvent par ailleurs des poulets en plein air.
L'exploitation s'étend sur 10 hectares dont 5 sont plantés et le reste tourne pour les rotations et les prairies permanentes.

Des travaux sont en cours pour construire une chambre froide, une chambre de congélation, un silo pour l'alimentation des poulets, et réaménager une poussinière et l'atelier de transformation des fruits (confiture, coulis, compote).

                      

En contrebas, on observe les poulets dans un parc. Angèle les accueille à leur premier jour pour les élever et les vendre à la restauration collective comme poulets de plein air. Elle vise l'objectif de 1000 poulets par an.

En continuant, on traverse une parcelle de fraises cultivées sur buttes, sur des paillages an plastique, arrosées par un goutte à goutte géré par un programmateur. Les fraisiers sont renouvelés tous les 2 ans. Au printemps, les plants sont couverts avec des tunnels nantais, qui protègent des gelées, de la grêle, et du vent du nord. Yannick laisse une ouverture coté sud pour éviter la condensation dans le tunnel. Nous constatons que les fraises remontantes sont attaquées par la mouche. Cette mouche pond dans les fruits rouges, et il n'y pas encore de moyen de lutte biologique contre elle, Yannick couvre la plupart de ses cultures de filets.
Nous traversons les tunnels de framboisiers, montés au printemps et démontés à l'automne pour éviter qu'ils ploient sous le poids de la neige.
Yannick déplore que les producteurs de plants privilégient des variétés qui ne sont pas adaptées à la culture en plein champ mais à la culture hors sol. A titre d’exemple il montre des framboisiers Versaille qui ont contracté une maladie liée à un champignon (le phytoftora).

Yannick nous explique ensuite quels traitements phyto-sanitaires sont répandus sur les cultures : sur les cerisiers et pruniers, des fertilisants foliaires (purin d’orties et vinasse de betteraves), du cuivre (à l’automne pour préparer l’hiver), du fluido-souffre (fongicide contre le mildiou), et autres insecticides à base d’oeillets. La norme d'utilisation de cuivre en agriculture biologique est de 6 kg par année par hectare, Yannick en utilise 4 kg par an et par hectare. Les cerisiers ne sont pas labelisés AB, mais Yannick les traite uniquement 2 fois par an avec le fongicide. Tout le reste de l’exploitation est certifiée AB et gérée en bio. Il utilise également des apports de calcium en foliaire pour fortifier les plants et les fruits : la base de calcium permet l'assimilation des oligo-éléments et vitamines et augmentent la conservation naturelle des fruits. Yannick utilise aussi de la vinasse de betterave, du purin de consoude et du purin d'ortie stabilisé (le purin d'ortie ayant des propriétés insecticides dans un premier stade, pour devenir un engrais après la fermentation).


Yannick s'inspire de la biodynamie en appliquant la théorie des transmutations par l'énergie solaire : en considérant que les plantes naturelles régulent les cultures et les écosystèmes, il convient de broyer et composter sur place (au printemps et en fin d'été) les allées et abords des cultures.

De retour vers le hangar, Yannick nous fait visiter son atelier, où il aménage régulièrement des outils qui facilitent le travail, comme par exemple les caisses roulantes pour les ramasseurs des fraises. Il précise que tous les plastiques utilisés sur l'exploitation sont recyclés par le biais de la coopérative.

 

Visite de l'exploitation maraîchère de Georges Moulard (St Héand)

Le samedi 28 mai nous avions rendez-vous chez Georges Moulard à Saint Héand pour l'assemblée générale de FAQ.
Nous avons commencé par une visite de son exploitation labellisée bio, située à La Picardière, à 750 m d'altitude.

          

          

Depuis début 2013, Georges cultive 1 hectare de plein champ et 1200 m2 sous tunnel. Il a récemment acquis 6 hectares en conversion bio. Georges Moulard vend ses paniers de légumes sur l'exploitation même, auprès d'associations diverses et par le biais de FAQ.

          

          

          

          

          

Nous avons fait le tour des parcelles de plein champ et des tunnels, avec les explications de Georges sur ses méthodes culturales:
- la rotation des cultures pour limiter l’expansion des mauvaises herbes et des maladies.
- l'utilisation de bâches plastiques biodégradables et de bâches tissées pour faciliter le désherbage.
- l'utilisation des insectes auxiliaires (par exemple, les coccinelles régulent la population de pucerons ) en remplacement d'insecticides interdits en bio, et l'installation de ruches pour favoriser la pollinisation. Georges évoque l'invasion progressive de notre territoire par la mouche drosophile Suzuki sur les fraises, qui n'a pas de prédateur naturel et rend aléatoire la production de fruits rouges en bio.
- la culture sous tunnel qui permet de gagner en précocité et de proposer certains légumes plus tôt dans la saison.
- la pratique de l'agroforesterie (plantation d'arbres et de haies) pour favoriser la biodiversité (insectes, oiseaux), et former une barrière naturelle avec les parcelles mitoyennes.

         

         

                                      
Georges explique aussi les difficultés de production liées aux conditions climatiques : la maturité ralentie des légumes à cause de la fraîcheur du mois de mai, le risque d'apparition d'oïdium et de mildiou.
Concernant l'exercice de son métier, Georges exprime les difficultés administratives liées à l'activité maraîchère française. A titre d'exemple, pour arroser ses cultures, Georges a dû faire construire une retenue d'eau. Cela a nécessité un permis de construire, une autorisation environnementale et une enquête publique (d'un coût de 5000€ à sa charge). Les travaux pour la retenue ont pu être financés à 50 % par le Conseil Général.
Cette visite a permis à chacun des adhérents présents de se faire une idée du travail de maraîchage, nous avons poursuivi par un repas partagé avec la famille de Georges, puis par l'assemblée générale.

 

Visite du verger de Dominique et Chhouny Ao

Le samedi 30 mai, Chhouny Ao, producteur de pommes bio, situé à Saint Michel sur Rhône (versant est du massif du Pilat), nous a accueillis pour l'assemblée générale de La Ferme Au Quartier. A cette occasion, il nous a proposé une visite de son verger, afin de nous expliquer ses méthodes de production en bio. Chhouny cultive 7 hectares de pommiers (8 variétés) et ½ hectare de cerisiers et pruniers.
Dans un premier temps, dans le hangar, il nous a exposé ses recettes de purins et décoctions qui permettent de nourrir les arbres et de les protéger des maladies et des insectes ravageurs.

Le purin d'orties (les tiges avec les feuilles, mais pas les fleurs) est riche en azote, il est préparé en automne pour le printemps, et appliqué comme engrais dans la proportion de 30 litres par hectare.
Le purin de consoude est riche en potasse et vitamine B12, il sert lui aussi d'engrais.
La décoction de presle est riche en silice, elle permet de lutter contre la cloque. Comme un vaccin, elle pousse l'arbre à se défendre du champignon.
La décoction de fougère permet de lutter contre les pucerons, les limaces et les mulots.
L' infusion de menthe est utilisé comme insecticide, elle repousse les fourmis. Il est même conseillé de laisser pousser de la menthe directement au pied au pied des arbres fruitiers.
La feuille de sureau, en infusion ou en purin, est un insecticide et un fongicide.
L'huile de neem agit comme un coupe-faim pour les pucerons.
Contre la tavelure (champignon en taches brunes sur les fruits et feuilles), Chhouny pulvérise sur les arbres un mélange dilué d'argile blanche et de de souffre : l'argile sèche les feuilles et limite la propagation du champignon, et le souffre le brûle. L'argile protège aussi les feuilles des coups de soleil, elle assèche le miellat des pucerons et agit sur la chenille du carpocapse.

Recette du purin : faire tremper 250 g de plante sèche ou 1 kg de plante fraîche hachée dans 10 litres d'eau. Laisser fermé pendant 1 mois, puis filtrer, diluer 1 litre de préparation dans 10 litres d'eau avant de vaporiser sur l'arbre ou d'arroser au pied. Le purin peut se conserver 1 à 2 mois dans un contenant fermé et à l'abri de la lumière.
Recette de la décoction : avec les mêmes proportions, faire bouillir 20 min, laisser refroidir, filtrer, diluer à 1 pour 10 avant de vaporiser sur les arbres. Les plantes utilisées sont recyclées en paillages au pied des arbres.

Pour lutter contre certains insectes, Chhouny favorise l'installation d'oiseaux insectivores et d'insectes prédateurs en leur fabriquant des nids.
Les coccinelles, perce-oreilles et chrysopes mangent les pucerons. Les perce-oreilles et les mésanges mangent les carpocapses (ver de la pomme). Contre les carpocapses, Chhouny utilise aussi des pièges à phéromones qui attirent les papillons mâles et limitent la fécondation des papillons femelles.

    

   

Contre les anthonomes (coleoptère) et les hoplocampes (petite guêpe nord-américaine) qui pondent dans les fleurs, Chouny utilise des pièges collants. Les poules, en grattant au pied des arbres, peuvent aussi limiter les populations des ces insectes ravageurs.

Contre les mulots et campagnols, qui en creusant leurs galeries, mangent les racines ; Chhouny enterre (car c'est toxique) du tourteau de ricin.

Chhouny nous a fait une démonstration de greffe, en couronne, en écusson, en fente. Puis au verger, il nous a montré ses techniques de taille et de régulation de la fructification des arbres. Pour que l'arbre fructifie de manière raisonnable (trop de fruits épuiseraient l'arbre, ce qui réduirait fortement la fructification de l'année suivante), il laisse environ 50 bourgeons sur l'arbre. Pour cela, il enlève toutes les branches nouvelles qui montent vers le ciel ou descendent vers le tronc. Les arbres sont en forme de parasol, pour que toutes les pommes soient exposées au soleil (cela augmente le taux de sucre dans le fruit). Les branches montant naturellement vers le haut, Chhouny les rabat vers le sol pour qu'elle fructifient. Il taille sans sécateur (la taille au sécateur n'empêche pas la repousse), il arrache les branches d'un geste sec et précis pour arracher tout le bourgeon tout en prenant garde de ne pas trop endommager l'écorce de la branche.

     

Chhouny nous explique qu'il faut 30 à 50 feuilles pour nourrir une pomme, c'est pour cela qu'il nourrit ses arbres par pulvérisation sur les feuilles.

Nous avons terminé cette visite autour d'une table, en partageant les victuailles amenées par chacun d'entre nous.

    

 

Visite de la ferme de Blandine et Marc France

Blandine France est productrice d’œufs et d'huiles de tournesol et de colza à Valeilles

Le samedi 30 mai 2015, en compagnie d'adhérents curieux et du soleil estival, nous sommes allés visiter la ferme de Blandine France, qui fournit l'association en œufs et en huiles de tournesol et de colza.

    

                                  

Dans un premier temps, nous nous sommes approchés des champs où sont cultivés le colza, le blé et le maïs. Cette production permet à la ferme une quasi autonomie pour l'alimentation des poules.

    
                              Champ de Colza                                       Présentation d'une gousse de colza

Le colza, cultivé sur 2 hectares, est moissonné début juillet : après les belles fleurs jaunes, apparaissent des gousses remplies de graines noires, qui seront pressées pour obtenir de l'huile. Le tourteau, résidu de ce pressage, constitue une partie de l'alimentation des poules.
Le blé, cultivé sur 4 hectares, est moissonné mi juillet. Il représente la part la plus importante de l'alimentation des poules.

    
Champ de blé                                                                Champ de maïs

Le maïs est moissonné fin octobre lorsque les épis ont séché sur la plante.
Pour ces cultures, Blandine utilise des semences certifiées sans OGM, et n'ajoute aucun pesticide pendant la croissance des plantes. Il n'y a pas d'apport d'eau autre que celui du cycle naturel de la pluie. La pratique de la rotation des cultures permet d'éviter l'épuisement des sols lié à la monoculture.
Ensuite, Blandine nous a montré le lieu de stockage des céréales. Dans un tunnel, ouvert des 2 cotés, pour permettre l'aération nécessaire à la bonne conservation des céréales, sont garées plusieurs remorques, contenant le maïs entier, le grains de blé complet, de colza et de tournesol, les tourteaux de colza et de tournesol.

              Tunnel de stockage des grains                                                     Graines de colza

                                           

                                   

                                    Graines de colza

Dans un second temps, nous nous sommes approchés du poulailler, hébergeant 600 à 700 poules, de races Loman et Isabraun. Il s'agit d'un tunnel, entourés de 3 parcelles en herbe, ce qui permet un roulement de l'occupation de la surface par les poules, pour laisser suffisamment de temps à la repousse de la prairie. Les poules ont accès librement à l'intérieur et à l'extérieur pendant tout le temps de la journée, la nuit, elles restent dans le tunnel pour être protégées des prédateurs comme le renard, naturellement présent dans ce lieu en lisière de forêt.

    

                     Tunnel des poules                                                          Un des 3 parcours

 

    

 Mélange d'aliments sans OGM                                              Tourteau de colza

                                      

                                        Tourteau de tournesol

Les poules sont nourries 2 fois par jour avec un mélange d'aliment sans OGM pour poules pondeuses (30%), du maïs (20%) et du blé (40%) broyés de la ferme, des tourteaux de colza et de tournesol (10%) issus du pressage de l'huile et compactés en granulés. Blandine ajoute des coquilles d'huîtres broyées pour favoriser la solidité des coquilles d’œufs.
En hiver, elle utilise des traitements en phytothérapie à base d'huiles essentielles (en pulvérisation aérienne dans l'espace du tunnel) en prévention des bronchites st sinusites (eh oui, les poules aussi peuvent s'enrhumer). Un vermifuge est appliqué toutes les 5 à 6 semaines, par un ajout de vinaigre blanc dans l'alimentation.
Le tunnel est divisé en 3 parties : 2 occupées par les poules, et le troisième restant vacant pendant plusieurs mois pour permettre un vide sanitaire avant renouvellement de la population (tous les 18 mois). Pour stimuler la ponte en hiver, le tunnel est éclairé de 17h à 22h et de 4h à 8h.

Enfin, Blandine nous a expliqué le processus de fabrication de ses huiles. Après récolte, les graines de colza et de tournesol sont amenées aux pressoirs de Crémeaux et de Champoly. Les huiles sont pressées à froid (la première pression à froid permettant de conserver les oligoéléments et vitamines), puis stockées à l'abri de la lumière et de la chaleur pendant 1 mois, le temps de la décantation. Blandine procède ensuite à la mise en bouteilles, manuellement, en filtrant l'huile avec une compresse.

    

Elle produit environ 400 bouteilles par an, vendues dans les magasins de producteurs de Veauche et de Balbigny, sur le marché de Veauche, dans les AMAP de Feurs et du Crêt de Roch, et à De la Ferme au Quartier.

Nous avons terminé la visite en traversant le jardin pour aller voir les autres animaux de la ferme : oies, pintades, cailles et pigeons. Puis nous avons partagé nos impressions autour d'un goûter à la bonne franquette.

 

Le fournil de Gérard Kot

Dominique et Gérad Kot sont installés à St Etienne, 9 rue Jules Ledin , depuis 30 ans dans leur belle boulangerie “Le Grain d’Ellébore”. Voir leur très beau site site :  www.boulangerie-pain-bio.com

Gerard Kot fabrique divers pains labélisés AB en travaillant beaucoup avec des paysans locaux. Celui qu'il livre à "De la ferme au quartier" est fabriqué à partir de la farine de blés paysans de Stéphane Rouves qui cultive ses blés en agriculture biologique (certification Ecocert) sur la commune de Tartaras. Sa farine est cette année un mélange de 4 blés paysans: 2 issus de la sélection récente (années 80) et 2 issus de la sélection paysanne du 19ème siècle. Les blés sont moulus à la ferme avec un moulin sur meule de pierre (type Astrié) et la farine obtenue est de type T 80, c’est à dire demi-complète (voir : http://www.delafermeauquartier.org/page.php?nIdPage_PM=30 ) . En plus de l’amidon elle contient le germe et la moitié des sels minéraux du grain de blé.
Gérard Kot, fabrique le pain avec du levain naturel. La division de la pâte et le façonnage sont manuels. La cuisson a lieu dans un four chauffé au bois. L’eau utilisée est filtrée. Pour voir son travail et avoir des précisions sur les processus de fabrication voir également son site : www.boulangerie-pain-bio.com

Sur les ingrédients de la pate à pain, la farine de meule, voir le site de Dominque et Gérard Kot : www.boulangerie-pain-bio.com/une-bonne-pate/farine-de-meule.html , et aussi sur les blés paysans voir : http://www.delafermeauquartier.org/page.php?nIdPage_PM=30

        Le four chauffé au bois

 

        Le pétrin                                                                            Le pâton

 

      

      Le pain est sortie du four

 

                                          Drôles de formes                                                                Et voila le travail....

 

                             

 

Visite de l'exploitation de Didier Rouzier et Josselin Deu

Visite lors de l'AG du 20 septembre 2014

Didier Rouzier est installée avec Josselin Deu sur Soucieu en Jarrest dans les Monts du lyonnais. Didier a commencé en 1978, puis en 1987 il s'est mis à son compte. En 2012 il a créé un GAEC avec Josselin Deu, le GAEC de Vallille.

    
Didier et Josselin cultivent 8 hectares en deux moceaux : 5 hectares avec de nombreuses séparations en haies et 3 hectares. Ils ont 5000 m² en tunnels et serres. L'essentiel de leurs terres sont en location.
Ce sont des terrains sableux sur une cuvette de granit, ce qui enfgendre beaucoup de problèmes de drainage.

    

    

    

    

   

   

   

                    
Didier a toujours cultivé en agriculture biologique. En 2012 lors de la création du GAEC il a décidé avec Josselin de demandé la certification AB (écosert). Ils sont pour l'instant en conversion. Ils obtiendront le label en decembre 2014.

    

jardinière en hercbe

                            

Visite de la ferme de Béatrice et Richard SERVIT

Petit compte rendu de la visite de la Ferme des sens, de Béatrice et Richard Servit le 28 juillet 2012

Béatrice et Richard Servit sont installés sur la commune de Pinay au lieu dit Les Gouttes sur 11 hectares de terrain plus les bâtiments. Un très joli lieu avec une vue magnifique sur la plaine du Forez.
Après 2 ans de recherches, ils ont réussi à acheter en octobre 2010 cette très ancienne ferme inoccupée depuis 70 ans. Les bâtiments tombaient presque en ruine. Richard a réalisé tous les travaux de réhabilitation lui même: 3 mois de travaux de 6h du matin à 9H le soir. La mise en culture a débuté en mars 2011.

                    

                   

 


Pour leur installation ils ont bénéficié d'une subvention et d'un prêt DJA (Dotation Jeune Agriculteur), le reste (la moitié) a été emprunté au Crédit Agricole. Béatrice comme Richard ne sont pas des enfants de paysans.
L'activité agricole dominante dans la région de Neulise est le maïs, les céréales, les vaches laitières ou allaitantes. Ce sont de gros GAEC avec en moyenne 150 hectares de cultures et des cheptels de 100 à 150 vaches. Richard et Béatrice sont les seuls maraichers.
Sur les 11 hectares, 2 sont actuellement mis en culture avec 2 tunnels de 350 m² chacun, le reste est en prairie. Un nouveau tunnel de 500 m² va être installé fin août. Coût avec le système d'irrigation : 10 000 €.
Deux types de sols : limoneux sableux et argileux.

 


La ferme fonctionne avec 2 emplois à temps plein, Richard et une employée durant le congé maternité de Béatrice. En pleine saison Richard travaille en moyenne 11 H par jour sur les terres. Avec le travail de préparation et la vente, les journées sont d'environ 15H par jour. En hiver c'est plus calme.
Richard et Béatrice ont sollicité et obtenu dès leur installation le label AB en apportant les preuves qu'aucun produit chimique n'a été répandu sur les terres depuis 70 ans.
En pleine saison, 40 espèces de légumes sont cultivées notamment des variétés anciennes, par exemple 6 variétés de tomates dont 5 anciennes, 900 pieds au total. 5000 choux, 600 pieds d'aubergines noires et blanches, ont été plantés. 800 salades sont plantées par quinzaine.
Le travail en plein champ est effectué a l'aide d'un cheval de trait (race comtoise) dressé par Richard. Sous tunnel le cheval ne passe pas et un micro tracteur est utilisé dans l'attente de finir le dressage de l'âne qui pour l'instant broute tranquillement en prairie.
Les cultures sont arrosées par l'eau de la Loire grâce à un réseau d'irrigation appartenant à une association , l'ASA. L'accès au réseau nécessite le paiement d'une cotisation annuelle de 1 500 €. Le m3 d'eau coûte 0,05 €. Deux techniques sont utilisées: le goutte à goutte et l'aspersion.
La chambre froide de 15 m² permet le stockage à 2° de la ramasse du jour et des légumes d' hiver.

                  

Ici on travaille le plus possible avec la nature:
- Rotation des cultures et utilisation d'engrais verts (luzerne et moutarde).
- Préservation et entretien de plusieurs marres et d'un grand espace humide au milieu des terres servant de niches écologiques aux insectes.
- Sous serre utilisation d'associations de cultures comme le basilic répulsif a insectes au pied des tomates, ou l'utilisation de larves de coccinelles grandes dévoreuses de pucerons ou encore les fils de chanvres (répulsif à insectes) pour tutorer les plants de tomates et de concombres.
Les plants sont achetés et pour la moitié fabriqués sur motte à la ferme.
Béatrice et Richard écoulent toute leur production en vente directe:
· Cueillette sur la ferme le samedi de 9H à 12H
· Un marché le vendredi soir à Boisset les Montrond
· Une AMAP à Feurs
· Et "De la ferme au quartier"


Ils préparent l'ouverture en septembre d'un magasin de producteurs à Balbigny.
Une bonne partie de la production non vendue va à la transformation confiée au CAT de Bussy Albieux : soupe d'ortie, veloutés divers, ratatouille, coulis de tomates...). Béatrice et Richard fournissent les légumes et la recette. Peut de perte donc sur l'exploitation.
Pour leur alimentation, la famille Servit est presque entièrement autonome puisqu'elle possède quelques poules, des lapins et une vache de race vosgienne qui, outre le lait, lui donne un veau par an.
Les Servit ont des projets plein la tête. Prochainement ils souhaitent aménager le pigeonnier pour en faire une chambre d'hôte avec une vue imprenable sur la plaine du Forez.

                     

                    

                   

 

Visite de la ferme de Jean-François BLANC

Petit compte rendu de,la visite de la ferme de Chrystel et de Jean-François Blanc
le 8 septembre 2012

La ferme de Chrystel.et Jean François est située à St Rambert au lieu dit la Violetière.
C'est un élevage de porcs. Une partie sont vendus pour l'engraissement une autre partie sont transformés sur la ferme.
Jean François s'est installé sur l'exploitation de son père depuis une quinzaine d'années.

      

Ferme de vaches laitières au départ elle s'est diversifiée en1968 vers l''élevage de porcs. Dans les années 70 la décision est prise de se spécialiser dans la vente de jeunes truies nées sur la ferme. La transformation a débuté depuis 8 ans.
Sur une grande partie des terres, culture du maïs utilisé dans l'alimentation des cochons pour une partie et vendu pour une autre partie. Un pré est en réserve ornithologique.

Chrystel et Jean François Blanc habitent avec leurs enfants sur la ferme. Un autre bâtiment abrite la maternité des porcs et une très belle bâtisse le laboratoire de transformation avec le magasin. Une série de boxes complète le tout.

L'alimentation des porcs, locale et certifiée non OGM, est à base d'un mélange de céréales enrichi de pois, de tourteaux et de maïs.

La maternité occupe tout un petit bâtiment. Les mères sont en stabulation sur grilles. le lisier est récupéré dans une fosse et utilisé sur les champs de maïs. Jean François y maintient le meilleurs environnement possible pour éviter le traitement des animaux .

    
Une truie a sa première portée à un an et donne deux naissances dans l'année (114 jours de gestation) avec une portée de 10 porcelets en moyenne. Les truies sont toutes inséminées. Elles sont gardées pendant 5 ans puis vendues en bête de réforme.
Les porcelets restent 4 semaines avec la mère. Ils sont ensuite mis dans un post sevrage jusqu'à 3 mois, puis transférés dans les boxes sur de la paille. Ils sont soit vendus pour l'engraissement soit gardés pour la transformation ou comme futures mères.

    

3 à 4 cochons sont abattus et transformés par semaine à l'âge de 6 mois en été et entre 8-10 mois en hiver.
La découpe et la transformation s'effectue dans le laboratoire, le mercredi pour la découpe et le jeudi pour la fabrication.

Chrystel et Jean- François fabriquent du saucisson, des saucisses, des godiveaux de diverses sortes, du jambon cuit et cru, du pâté de campagne et de tête, de la viande fraîche et en hiver du boudin et de la saucisse d'herbe.
Le saucisson est fabriqué avec un mélange de jambon et d'épaule. C'est le gras situé sous la peau qui est utilisé : il ne rancit pas donc aucun conservateur dans les saucissons. On rajoute sel, poivre, ail et vin rouge.
Pour le jambon cru, salage pendant 30 jours et sèchage pendant 1 an.

    

 

 

Plus des 3/4 de la production sont vendus sur la ferme. Le reste à des petits restaurateurs locaux, à l'AMAP de la Terrasse et à "De la ferme au quartier".
Le magasin est ouvert les vendredis après midi et samedis matin.

Adresse: La VIOLETIERE
42170 St Just St Rambert

 

La ferme de Virginie et Fabrice Espiard, Ferme des Monts du Forez

La ferme de Virginie et Fabrice Espiard (Ferme des Monts du Forez) est située à côté du village de Verrières en Forez, sur la commune de Bard à 760 m d'altitude et à 15km de Montbrison.


Virginie et Fabrice sont installés depuis 2 ans sur 37 hectares de paturages (moitié en prairie naturelle, moitié en prairie temporaire) qu'ils louent à l'ancien paysan. Ils ont commencé la fabrication de fromage depuis 1 an.
Leur troupeau de 60 têtes de race poitevine (une race en préservation assez peu répandu qui donne un lait de très grande qualité pour la fabrication de fromage) et alpine, est nourri en paturage et foin avec un complément garanti sans OGM, pas d'ensilage ni d'emrubannage. Les paturages sont en conversion pour être labellisés AB.

  

  

 

Les chèvres sont mises au bouc en septembre (5 mois de gestatin), elles sont taries fin décembre et pendant 2 mois.
Leur atelier de transformation est situé dans la chèvrerie, un magnifique bâtiment tout en bois.

  

Virginie et Fabrice écoulent toute leur production en vente directe chez des restaurateurs locaux, sur 3 marchés ( Montbrison, Moingt, Vèrrieres en forez ) , en vente à la ferme et maintenant à "De la ferme au quartier".
Virginie et Fabrice élèvent ausssi des vaches, des Hereford, pour la viande.

Voir leur site : http://www.lafermedesmontsduforez.fr

Leur coordonnées :
La Ferme des Monts du Forez
lieu dit "Cordailleux" 42600 Bard
06 12 65 03 34
lafermedesmontsduforez@orange.fr

 

La ferme de Marie Pierre et Emmanuel Charlin

La ferme de Marie Pierre et Emmanuel Charlin  est située à Montverdun non loin de Boën, lieu dit "Les Cabolines". Ils sont producteurs de lait (50 à 55 vaches laitières) et se sont diversifés sur la production d'oeufs depuis 4 ans.


Mme et Mr Charlin travaillent tous les deux sur la ferme. Marie Pierre Charlin s'occupe plus particulièrement des oeufs. Les enfants donnent aussi un coup de main de temps en temps.

 Ils possèdent 800 poules pondeuses élevées en plein air sur 3 hectares.

    

 

L’alimentation est à base de blé et de maïs produits sur l’exploitation avec un complément acheté et garanti sans OGM.
Les poules sont rentrées tous les soirs dans un poulailler en préfabriqué (pas un tunnel). Les pondoirs sont en bois.


Les Oeufs sont vendus sur 2 marchés (Feurs et Boën) et donc à "De la ferme au quartier".

Coordonnées :
 Tel : 06 24 67 05 86, 04 77 97 52 37
emmanuel.charlin@orange.fr

 

La Fromagerie "la Griotte" de Catherine GRIOT (Fabrication de la Fourme de Montbrison, labellisée AB).

Catherine Griot est installée à Sauvain : Fromagerie "la Griotte". Depuis octobre 2012 elle a obtenu l'AOP (Appellation d'Origine Protégée). Elle fabrique la seule Fourme de Montbrison au lait cru labellisée AB.
Catherine Griot poursuit la tradition familiale de son grand père et de son père.
Elle vend chaque semaine sur les marchés de Boën, Montbrison, St Rambert, tous les quinze jours sur ceux de Roanne et d'Albert Thomas à St Etienne, et sur sa fromagerie. Elle livre également les Artisons à Firminy.
 

 Sa fabrication :
Catherine Griot utilise du lait cru entier produit à la ferme de son cousin, Stéphane GRIOT, située à St Bonnet le Courreau à côté de Sauvain, en bio depuis 15 ans. Il faut 20 L de lait pour fabriquer une fourme de Montbrison qui pèse au final entre 2,1 et 2,5 kg.
La transformation a lieu dans son petit atelier en différentes étapes :
- chauffage du lait, addition de présure, ferments et bleu roqueforti ;
- tranchage, découpage du caillé ;
- rassemblement du caillé et évacuation du petit lait ( utilisé dans l'alimentation des porcs) ;
- émiettage et salage dans la masse au sel de Noirmoutier ;
-mise en moules et 2 retournements ;
- mise sur chéneaux d'épicéa pendant 6 jours et retourné d'un quart de tour toutes les 12 heures (pour favoriser l'égouttage et la forme ronde) ; c'est lors de cette étape que la croute développe sa couleur orangée;
- mise en pièce plus fraiche pendant 4 jours ;
- mise en cave naturelle en attendant la vente ( minimum un mois et demi ) ;
-piquage pour aider au bleuissement.
 

    

    


La cave de Catherine Griot est située sous les pistes de ski de Chalmazel, au milieu des sapins. Elle date de 1930 (construite par son grand père) construite dans la tradition des caves utilisées pour l'affinage de la Fourme de Montbrison : une petite bâtisse en pierre située à proximité des sources. Ces sources ont été captées pour qu'une fine couche d'eau traverse en permanence la cave, et permette de conserver une température (entre 6°C et 12°C) et une humidité à peu près constantes. Les fourmes sont entreposées sur des étagères.

   

La cave                                                          La conservation en cave

La Fourme de Montbrison possède une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée) depuis 2002 avec un cahier des charges. Et depuis 2009, l'appellation est protégée par une AOP (Appellation d'Origine Protégée), un label européen.
L’AOC couvre une superficie de 67 km2. Elle englobe 33 communes: 28 de la Loire et 5 du Puy de Dôme (voir la liste à : http://www.fourme-de-montbrison.fr/categorie/la-fourme-de-montbrison/aop-fourme-de-montbrison ). Les Hautes Chaumes, la partie la plus haute des monts du Forez, en constitue la zone centrale.
Le climat, étés chauds et hivers longs et froids, donne une herbe riche et variée qui donne à la Fourme de Montbrison sa saveur.
Le cahier des charges définit des règles précises à respecter pour prétendre à l'appellation "Fourme de Montbrison" (voir l'ensemble de ce cahier des charges à : http://www.fourme-de-montbrison.fr/wp-content/uploads/2012/09/CDC_Fourme_de_Montbrison_2012-04-231.pdf )
La production du lait, la fabrication, l’affinage et la conservation des fromages doivent s'effectuer dans l’aire géographique définie par le cahier des charges. Durant toute l'année, la ration de base des vaches laitières doit aussi être assurée par du fourrage provenant de l'aire géographique de l'appellation.
Une règle importante du cahier des charges: l'alimentation des vaches avec des OGM est interdite :
"Seuls sont autorisés dans l'alimentation des animaux les végétaux, les co-produits et aliments complémentaires issus de produits non transgéniques.
L'implantation de cultures transgéniques est interdite sur toutes les surfaces d'une exploitation produisant du lait destiné à être transformé en appellation d'origine Fourme de Montbrison.
Cette interdiction s’entend pour toute espèce végétale susceptible d’être donnée en
alimentation aux animaux de l’exploitation, et toute culture d’espèce susceptible de les
contaminer
." (extrait du cahier des charges).
Cette disposition très importante du cahier des charges : pas d’OGM dans l’alimentation des vaches, est nouvelle (avril 2012) et il s’agit maintenant qu’elle devienne partout réalité, ce qui suppose notamment d’arrêter d’utiliser du soja OGM.
Cette garantie est totale s’agissant du lait utilisé par Catherine Griot : il est produit par des vaches qui n’ont pas et n’ont jamais eu d’OGM dans leur alimentation.

Quel avenir pour la fourme de Montbrison et les paysans éleveurs laitiers du Haut-Forez ?
Il existe aujourd'hui 5 producteurs de fourme de Montbrison AOP, dont Lactalis (multinationale, plus gros groupe laitier mondial) qui ambitionne de s'accaparer la presque quasi totalité de la fabrication.
Suite à l'arrêt d'une fromagerie (Forez Fourme) qui fabriquait 40% du volume total, la quantité produite a considérablement baissée en 2012. Cette fromagerie a été reprise par un particulier (Mr Soubeyrand) en octobre 2012 sous l'appellation Entreprise Laitière de Sauvain ( E.L.S) et a recommencé la production en janvier 2013.
Depuis des mois, Lactalis fait le forcing, un véritable dumping sur les prix, non pas pour que le nouveau cahier des charges soit respecté, mais pour concurrencer les autres producteurs, et notamment fragiliser le redémarrage de ELS.

Conservation et recettes:
Dans son papier d'emballage une fourme peut se conserver 2 mois au réfrigérateur.

Elle se consomme de très nombreuses façons : en morceaux accompagnés d'un vin rouge, fondue sur de petits toasts chauds, dans une salade en petits cubes, avec du melon au Porto, quiches à la fourme, soufflé à la fourme.... voir aussi la fondue à la fourme de Montbrison.

Sur la Fourme de Montbrison voir aussi : http://www.fourme-de-montbrison.fr

Pour contacter Catherine GRIOT :
Fromagerie La Griotte
LES AUBEPINES
42990 SAUVAIN
fromagerielagriotte@orange.fr
tel : 04 77 76 84 67